Influenceurs : tout ce que vous devez savoir pour optimiser vos campagnes digitales…

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De plus en plus, la notion d’influenceur est sur toutes les lèvres. En Afrique, les parodies n’en manquent pas sur le sujet. Dans notre pays, la Côte d’Ivoire, trois (03) perceptions se profilent à ce niveau.

D’abord, les entreprises dont les campagnes marketing ne jurent que par les influenceurs. Ensuite, la population qui semble nier l’efficacité voire la pertinence du « naming » influenceur qu’elle juge inadapté eu égard à l’absence d’impact social derrière les actions de ces derniers. Enfin, une frange de personnes averties, digitalement active, qui prend plaisir à suivre ses acteurs du web sur Facebook, Instagram, Twitter, etc.

Qu’on se mette d’un côté ou d’un autre, les influenceurs font partie de notre quotidien et cette tendance n’est pas prête à s’arrêter. Surtout pas maintenant où le marketing d’influence est très prisé par les entreprises.

Pour répondre aux interrogations sur le sujet et lever l’équivoque sur la pertinence de ses nouveaux ambassadeurs 2.0 appelés influenceurs, nous avons jugé nécessaire de faire un focus sur la thématique.

Qu’est-ce qu’un influenceur ? Quel est son rôle ? Quelles sont les différentes catégories d’influenceurs ? Quelle différence entre Macro-influenceur et un Micro-influenceur ? Comment sélectionner le bon profil en tant qu’entreprise ? Lisez la suite pour tout savoir !

Qu’est-ce qu’un influenceur ?

Selon WIKIPEDIA, un influenceur est une personne qui, par son statut, sa position ou son exposition médiatique, est capable d’être un relais d’opinion influençant les habitudes de consommation dans un but marketing.

Autrement dit, c’est un individu qui, par ses actions en ligne (post, stories, vidéo, live…bref prise de parole) est capable de produire un effet sur le comportement de sa communauté (les personnes qui le suivent, le regardent, l’écoutent).

Ce dernier se différencie de l’internaute lambda par sa capacité à inciter ses abonnés à acheter un produit, à adhérer à une idée, à découvrir de nouveaux concepts, assister à un évent, embrasser une carrière, militer pour une cause, s’intéresser à un domaine précis ou réaliser un exploit particulier

Il est très important de noter qu’être suivi sur internet par un nombre incalculable d’abonnés ne garantit pas un degré d’influence marketing.

Quel est le rôle de l’influenceur ?

De nos jours, les influenceurs jouent un rôle crucial. Ils aident à faire connaître les enseignes, faire aimer les marques et faire interagir/agir autour du sujet.

Ils ont un fort pouvoir de recommandation, une capacité de persuasion et savent véhiculer des messages auxquels leur public est sensible…. Ils vont jusqu’à modifier le comportement d’achat de leurs abonnés.

Les entreprises qui optent pour le marketing d’influence visent à emprunter le capital d’influence de ces influenceurs afin de modifier leur image, accroître leur capital sympathie, communiquer sur un produit et vendre. En clair, les influenceurs servent à faire passer des messages institutionnelles ou commerciaux sans que cela ne paraisse publicitaire.

Une étude réalisée par Ipsos en juin 2017 sur des internautes qui se connectent au moins une fois par jour pour une durée moyenne de 2H05 a relevé ce qui suit. Neuf abonnés sur dix de réseaux sociaux ont découvert un produit ou une marque après avoir vu le post d’un influenceur, 79% d’entre eux ont ainsi visité un point de vente et 75% ont acheté le produit ou la marque.

Combien parmi nous ne se sont pas vu en train d’acheter un produit X ou Y après l’avoir vu dans les publications d’un influencer ou d’aller découvrir un restaurant après des photos vues sur Instagram ?

C’est indéniable, les influenceurs impactent nos habitudes d’achats. Ils sont à considérer dans les stratégies marketing d’aujourd’hui au même titre que de l’affichage ou la radio.

Quelles sont les différentes catégories d’influenceurs ?

Dans un article paru dans le CAPITALhttps://www.capital.fr/, Michael Jais, DG de Launchmetrics (une entreprise qui propose aux marques un logiciel capable de définir la valeur d’une publication sur Instagram ou d’un like sur Twitter) définit trois catégories d’influenceurs pour les marques de mode, de luxe et de beauté :

  • Les méga-influenceurs — plusieurs millions. A ce niveau, on tombe dans la catégorie des stars du net, qui ont plusieurs millions d’abonnés.
  • Les macro-influenceurs — plus de 100.000 abonnés. Généralement ici, la marque travaille alors sur sa légitimité avec quelqu’un de très connu dans un secteur. Ici, l’objectif 1er est de gagner en visibilité.
  • Les micro-influenceurs — à partir de 20.000 abonnés.  Les marques qui ont recourt à eux le font dans un but souvent plus commercial en jouant sur leur expertise et leur proximité avec leur public.

A cette classification, il faudra également ajouter la catégorie des célébrités du monde su sport, de la musique, de la mode ou de l’art qui font office d’influencers et comptabilisent des millions d’abonnés. Et aussi, les « nano-influenceurs », ces experts qui bénéficient d’une communauté très qualifiée (de niche) bien que petite (- 5000 abonnés). Les nano-influenceurs sont passionnés et reconnus par leur communauté.

Aussi, est-il est important de noter que la catégorisation dépend des réalités des pays. Dans un état où le taux de pénétration d’internet est faible, il y a peu de chance d’identifier de nombreux méga-influenceurs.

 

Quid du Marketing d’Influence en Afrique ?

En Afrique, nous avons plusieurs macro-influenceurs et très peu de méga-influenceurs contrairement à certains pays comme la France. Plusieurs marques utilisent généralement les têtes de fil sans réelle stratégie.

Voici en exemple, quelques influenceurs issus de notre région. Cette liste n’est pas exhaustive et l’évaluation s’est faite suivant les points suivants : nombre total d’abonnés sur les plateformes, interaction (commentaires, partages, likes), impacts sur les habitudes des abonnés.

  • Les célébrités : Drogba, Arafat DJ, Suspect 95…
  • Les Mega-influenceurs : Emma Lohoues (Lifestyle) – Didistone Olomidé (Mode) – Awa officiel (Lifestyle Ado) – Sery Dorcas (lifestyle) –
  • Macro influenceurs : Karelle Vignon V. (cuisine) – Scheena Donia (Lifestyle)–  Afua rida (Mode) – Aistou cuisine (cuisine) – Miss coke (Lifestyle) – Déborah Muntund (Body positive & beauté)
  • Micro-influenceurs : Ayite Maureen (Lifestyle) – Afrofoodie (Food)- Tchonté Silue (Littérature) – May west (voyage) – Amie Kouamé (Lifestyle) – Dela 2.0 (Parentalité) – Alain Anzara (Eco-tourisme) – Paola Audrey ( Pop & politics)
  • Les nano-influenceurs : Sonia Guiza (cinéma) – Ahmed soro (Korhogo) – Ivonomad (voyage).

Un influenceur n’a pas forcément une obligation de valeurs cardinales. Bien que cela soit ce qui est recommandé. On ne peut pas nier l’influence d’une personne parce qu’à nos yeux, elle ne représente pas le modèle parfait. Certains savent inciter à faire don de son sang ou consommer une marque de champagne comme la talentueuse Ayite Maureen, mais d’autres aussi savent imposer les tendances mode, inciter à écouter un artiste ou visiter une discothèque comme la charmante Emma Lohoues. Il revient à chaque marque de choisir le profil qui lui correspond le mieux.

Quelle différence entre les macro et les micro-influenceurs ?

  • INFLUENCEURS

PLUS

  • Pic visibilité : De nombreux internautes suivent les stars pour ce qu’elles représentent. Les produits se vendront tout seul car c’est avant tout la star qui en assure la promotion, qui prime.
  • Facilité à obtenir des reachs et du trafic : plus d’abonnés, mention j’aime, visites sites…

MOINS :

  • Communauté pas affinée : les internautes qui les suivent le font pour ce qu’ils sont et représentent. Ce qu’ils mettent en avant comme produit ou service est souvent secondaire et court le risque de passer inaperçu ou d’être vu comme une publicité.
  • Absence d’interactions réelles : ils rassemblent des milliers d’internautes, mais ils n’arrivent pas toujours à maintenir les interactions par manque de temps (réponses aux messages, aux commentaires, avis des abonnés…)
  • Contenus différents excessifs : ayant plusieurs contrats ou une activité digitale intense, les posts sponsorisés se perdent au milieu de flux de contenus diffusés un même jour ou la même semaine.
  • Pas de stabilité et peu d’éthique : ils jonglent facilement entre des produits concurrents. Ils préfèrent pour beaucoup l’aspect rémunérateur plus que de s’associer éthiquement à une marque.
  • MICRO INFLUENCEUR : LES PLUS & LES MOINS

PLUS

  • Authenticité et proximité : ils sont perçus comme plus proches socialement des internautes, favorisant un rapport d’égal à égal. Leur discours est considéré comme plus authentique et spontané, car ce sont des personnes qui consomment bien souvent les produits qu’ils évoquent.
  • Passion : ils sont passionnés de leur sujet permettant d’accroître la pertinence et la légitimité de leurs interventions auprès d’une audience alors plus fidèle et réceptive.
  • Investissement : ils sont plus accessibles et flexibles pour de nombreuses marques (surtout les PME) et sont moins exigeant financièrement.
  • Audience cible : les marques peuvent atteindre de nouveaux publics de niche. Elles peuvent segmenter les cibles de communautés plus finement.
  • Engagement : le taux d’engagement moyen est en théorie plus élevé, compte tenu de la proximité, de la légitimité et de l’authenticité perçue.

MOINS  

  • Reach bas : le micro-influenceur offre moins de visibilité que le macro-influenceur. Il n’aide pas à toucher une forte communauté.
  • Difficultés de contrôle : pour la plupart, ils ne sont pas ou peu rémunérés par les marques ; le contrôle sur les contenus postés par ces micro-influenceurs peut se révéler alors plus difficile.
  • Risque d’arrêt spontané de la collaboration : vu que la publication de contenu n’est pas leur métier ou occupation principale, leur audience et taux d’engagement peuvent fortement évoluer dans le temps mais leur activité peut stopper du jour au lendemain pour raison personnelle ou professionnelle.

Comment bien choisir un influenceur ?

Pour une marque ou une entité quelconque, le choix d’un influenceur ne doit pas se faire sans réflexion. Il faut prendre en compte plusieurs éléments importants et se poser les bonnes questions.

  • Corrélation entre votre ADN/positionnement et l’image de marque l’influenceur : correspond-il à l’image de votre entreprise ? Est-il crédible vis-à-vis du public ? A-t-il une réputation qui pourrait être profitable pour la marque en terme de capitale sympathie ? Correspond-il à votre positionnement ? Sa communauté d’abonnés est-elle le public que vous visez ?
  • Objectif de la campagne de Marketing d’influence : faire connaître seulement votre entreprise ? Vendre un produit spécifique ? Faire visiter votre agence ? Donner un coup de pouce à votre réputation après un Bad buzz en profitant du capital sympathie de l’influenceur. Les macro-influenceurs sont très efficaces pour faire connaître et les micro-influenceurs pour vendre. Ne l’oubliez pas les Macro-influenceurs permettent d’atteindre les objectifs de communication (notoriété) et les micro-influenceurs les objectifs commerciaux (vente). Sur une action, vous pouvez aussi avoir recours aux deux catégories pour maximiser vos chances.
  • Jauger le professionnalisme de l’influenceur : avant de choisir un influenceur, demandez-lui un book de ses activités présentant son audience (Qui sont ses abonnés ? Quelle est leur catégorie socio-professionnelle ? Quel âge ont-ils ? Dans quels pays vivent-ils ? A quelle heure sont-ils généralement en ligne ? A quel genre de contenu sont-ils sensibles ? etc…). Tout influenceur professionnel qui fait attention à sa communauté saura vous donner les informations pertinentes. Une fois que vous les aurez, vérifiez bien que son public correspond à la cible que vous visez. Si tel est le cas, lancez-vous !
  • Evaluer ses collaborations passées avec d’autres marques : renseignez-vous auprès de tiers pour vous assurer de la capacité de dernier à tenir parole. Cela vous évitera les mauvaises surprises.
  • Définir ensemble des indicateurs pour évaluer la portée de la collaboration : Combien nouveaux fans désirez-vous avoir ? Combien de visiteurs uniques désirez-vous sur votre site ? Quel niveau d’affluence souhaitez vous en agence dans la période de la campagne ? Combien de nouveaux abonnés désirez-vous pour votre newsletter ? Combien de visiteurs désirez-vous avoir sur votre stand durant votre évent avec le code promo transmis à l’influenceur ? Quel niveau de ventes/Chiffres d’affaires souhaitez-vous réaliser indirectement à partir de la plateforme de l’influenceur ? Combien d’appels et requêtes souhaités vous recevoir après la publication de l’influenceur ? etc.
  • Etablir un contrat de collaboration, respecter vos engagements et exiger un rapport de fin de campagne : avant de lancer la campagne, établissez un contrat mentionnant les obligations des parties. Ce contrat devra être signé par vous et l’influenceur. Chaque partie devra en conserver une copie.

Les influenceurs sont très utiles de nos jours, ils aident les entreprises à atteindre leurs objectifs. Pour collaborer avec eux, il faut savoir les repérer, les contacter et leur transmettre des propositions alléchantes. Surtout, il faut savoir les écouter, ils connaissent mieux les tendances web et ce qui marche le plus avec leur public.

Vos zones d’ombre sur le sujet sont-elles dissipées ? Si non, n’hésitez pas à nous laisser vos questions & avis en commentaire !

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